Emotions de parents

Maman en carton

Chez les Co’mères, on prône la bienveillance, la compréhension et l’écoute. A fond.

On sait qu’on ne peut pas toujours être parfait(e)s, que l’impatience, la fatigue et la colère, c’est humain. Et qu’il faut laisser couler.

Mais ça n’empêche pas que parfois, j’ai l’impression d’être une maman en carton. Toute pourrie quoi.

Quand j’ai mal dormi, que j’ai envie de me détendre, de regarder une série alors que les garçons aimeraient bien faire une 5ème partie de jeu de 7 familles.

Quand ils rentrent de l’école crevés et (il faut l’avouer, malgré tout l’amour que je leur porte) soûlants et que je leur mets les dessins animés (quoi, personne n’a encore érigé un temple au créateur de Netflix?).

Quand mes enfants se lèvent à 7h15 un samedi matin et que je me fâche en leur faisant croire que c’est encore la nuit.

Quand je me planque pour manger leurs chocolats de Pâques.

Quand je me fâche pour un truc ridicule, parce que c’est juste le truc de trop.

Quand je dois passer 20 minutes tous les soirs à soigner la peau de mon fils (eczéma, molluscum et champignon – oui, la totale) et qu’il hurle à chaque seconde “arrête maman, j’ai mal”. Et que je dois continuer.

Quand ils ne se sentent pas bien et que je dois me forcer pour être compréhensive, parce que juste parfois j’ai pas la foi.

Quand je passe à l’allaitement mixte après 2 mois d’acharnement à allaiter exclusivement… pour tout un tas de raison, que je sais valables, mais qui me font du mal.

Quand je ne peux pas aller chercher mes fils plus tôt, parce que j’ai une réunion – inintéressante, longue et inutile. Pendant laquelle je pense à eux tout du long.

Quand mon fils me demande pourquoi c’est la nounou qui le récupère à l’école “à l’heure des mamans” et pas moi.

Quand je lui file une dose de doliprane avant l’école, parce que papa et moi travaillent et qu’il n’y a pas de solution alternative.

Quand je fais manger pomme de terre / brocolis à 18h30 à mes enfants pour les coucher à 19h30 et prendre tranquille l’apéro en tête à tête à 20h.

Quand je sais que je vais devoir reprendre prochainement le travail, tout en n’étant pas sûre que ce soit le mieux pour eux, pour moi, pour nous.

Toutes ces fois -là, je me sens un peu nulle.

Il y a des petits riens, et des choses qui sont un peu moins “rien”. La plupart du temps, c’est balayé par tous ces instants chouettes, ces moments où l’on est fier du parent que l’on est. Et puis il y a des soirs où l’on voit parfois un peu les choses en noir et où on se sent un parent en carton…

C’est finalement assez souvent exagéré, parfois pas justifié, mais être parent, c’est aussi douter.

 

 

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