Emotions de parents

La culpabilité

La parentalité, c’est beaucoup de choses, et c’est entre autre beaucoup de pression. Pression interne (objectifs, principes…) et pression externe des proches et de la famille qui ont tous un avis à donner… Et cette pression génère parfois  de la culpabilité.

Quand on n’a pas l’impression de faire les choses comme on “devrait”. Quand la réalité n’est pas au niveau de nos attendus, de nos projections. Quand les choses ne se passent pas comme prévu… Nous nous sentons coupables.

Les sujets de culpabilité sont divers : avoir mis une tétine, reprendre le travail, laisser son enfant chez la nounou alors qu’il est malade, avoir manqué de patience, avoir “refilé” à ses enfants un défaut, problème génétique,  principes d’éducation qu’on ne parvient pas à respecter…

Ou tout simplement culpabilité d’avoir parfois envie de tout lâcher, de partir très loin, de ne plus être un parent… De n’avoir à s’occuper que de soi, juste pour une petite journée.

Et cette avalanche de sentiments va de paire avec la honte, de telle manière qu’on a tous du mal à en parler, à demander des conseils, de l’aide, ou juste à évacuer la pression.

Je n’ai, sur ce sujet, de leçon à donner à personne. Au menu de la culpabilité selon Lucie : ne pas parvenir à allaiter facilement et sereinement mes enfants (mes tétons sont trop petits, je n’ai pas assez de lait, il n’est pas assez nourrissant, je devrais la réveiller la nuit toutes les 3h pour l’allaiter même si je suis épuisée), avoir transmis ma peau atopique (comprendre “de merde”) à l’un de mes fils, culpabilité de ne parfois (souvent?) ne pas être aussi patiente que je le souhaiterais (comment font ces parents qui répètent six fois consécutive la même chose d’un ton égal?)…

Alors il faut accepter que notre maximum ne soit parfois pas suffisant pour atteindre la perfection et que ça ne fait pas de nous de mauvais parents. Il faut accepter qu’on ne peut pas maîtriser ce qui n’est pas maîtrisable et lâcher prise… Pour ne pas laisser cette culpabilité prendre le meilleur de nous et affecter notre capital confiance de parents et la sérénité de notre quotidien. Car je vous l’annonce officiellement : le parent parfait n’existe pas ! (Même si on a tous rencontré cette maman de 3 enfants, toujours propre sur elle, avec trois enfants adorables sur lesquels elle ne crie jamais).

J’ai réalisé avec tristesse que certaines de mes amies ou des personnes de ma famille avaient vécu avec cette culpabilité sans m’en parler, alors que partager fait tellement, tellement de bien. Alors et vous, de quoi vous sentez vous coupable ???

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8 Comments

  1. Virginie durieux says:

    La liste des culpabilités est longue… allaitement difficile donc tu passes au biberon trop déçu, petits pots industriels alors que tu pourrais les faires maisons, laisser pleurer ton enfant parce que tu n’en peux plus, crier sur lui juste parce que tu es fatigué, aller le coucher juste parce que tu veux un moment à toi, ne pas être assez patient… bref ne pas etre le parent qu’on a tant imaginé. Comme vous le dites très bien : On culpabilise de ne pas être parfait avec des enfants parfaits. C’est dingue quand même ???! Bienvenue dans le monde des parents ! En tout cas super article déculpabilisant 😉 peut être qu’un soutien comme ça m’aurait éviter une DPP… pas tjs simple cette vie de parents !

    1. Les Co'Mères says:

      Je ne sais pas si tu l’as vécu comme ça mais notre spécialisation de puéricultrice n’est pas évidente à supporter. Entre ce que l’on sait/ ce que l’on voudrait/ ce que l’on fait, il y a un monde . Mais finalement ce que l’on fait c’est ce que l’on peut. Et peut être qu’être de bons parents ( et non pas des parents parfaits 😉), c’est accepter des limites. Et puis comme nos bouts de choux (qui ont le don, parfois, de nous taper sur le système), nous aussi nous apprenons et nous grandissons avec eux 😁

      1. Virginie durieux says:

        C’est exactement ça. Si j’ai trouvé que notre spécialisation nous met clairement un poids en plus. Er ça dès ton entrée à la mater… mais comme tu dis on fait bien comme on peut 😉

  2. Cyrielle says:

    se sentir coupable pour tout et tout le temps 😅 parce que trop absente à cause de son travail… et du coup le sentiment d’être parfois trop cool ou trop fatiguée/pas assez patiente quand on est là… et finir par déculpabiliser car on fait au mieux et c’est déjà pas mal 😉

    1. Les Co'Mères says:

      Je suis bien d’accord avec toi Cyrielle ! Etre une working mum, c’est source de beaucoup de culpabilisation… On prévoit un article sur le sujet d’ailleurs !

  3. Manu says:

    Oh la… La liste est longue… Culpabilité car il faut faire le choix des priorités : laisser Martin pleurer parce qu’il faut changer la couche de Valentin. Ne pas jouer assez avec Louis le plus autonome parce que ses 2 autres frères demandent plus d’attention. Donner des petits pots indus qui parfois me font penser à de la bouffe pour chien mais que Martin adore…. S’énerver parce que ça fait du bien (à soi mais pas à eux)… Et bien d’autres encore…

    1. Les Co'Mères says:

      C’est sûr que les enfants rapprochés, ça apporte un bonheur infini mais de nombreux sujets de culpabilité… Mets ta cape de Bibou-super maman, tu le mérite ! 😉

  4. Manu says:

    Ah ah oui bibou super mum !!! Avec mes 2 pyjamasque et petit Roméo qui arrive à grand pas !!! Merci

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